Fluides/Etudes

CONCEPT « CHARIOT MACH 1,5 » – La Société Bertin & Cie. a étudié la conception de coussins fluides de sustentation et guidage de ce chariot supersonique – vitesse 1410 km/h – record du monde pour ce type de configuration …

 

CONCEPTS « ESSAIS HYDRAULIQUES » – 1 – des essais en veine d’eau à la Sogrea-Grenoble – pour l’étude de la réduction de traînée hydraulique sur des surfaces vibrantes ou ondulées. 2 – L’étude du chariot de bassin de carène sustenté par des coussins fluides, propulsé par moteur électrique linéaire …

 

CONCEPTS « PG 400 et Ballon » –  Programme déterminant pour le démarrage de la Société Bertin… Mr Marchal !  Cylindre fixé sous la voilure d’un avion , pour capter pour analyse nuage d’essai nucléaire…PLUS des études de stabilisation du ballon d’essai.

 

CONCEPT « DOMAINE NUCLEAIRE » –  Deux autres contrats facilitent le démarrage de la société. 1EDF pour l’étude des premières centrales nucléaires de la « filière française » graphite-gaz (isolation thermique, convection forcée en milieu gazeux haute pression). 2 – avec  l’USSI au moment où la France décide d’assurer elle même «l’enrichissement par diffusion gazeuse » – pertes de charge » des circuits diffuseurs de l’usine « militaire –

 

CONCEPT « CHARIOT MACH 1,5 » –  

Un rail est un moyen d’essais destiné à soumettre un spécimen à de fortes accélérations linéaires dont le spectre de vibrations doit être aussi pur que possible. Le spécimen est embarqué sur un chariot de mesures propulsé par un chariot pousseur muni de roquettes et freiné à l’identique par un chariot arrimé à l’avant, à des vitesses et dans des conditions programmées sous le contrôle d’instruments de mesures enregistrant les conditions d’essai (vitesse, accélération/décélération, ambiance à bord du chariot et paramètres internes au spécimen). L’essai peut également être destructif ( essais d’impact, de perforation ou de balistique).

La vitesse peut atteindre 3500 km/h, l’accélération linéaire 100 g, les chocs et impacts peuvent atteindre 50.000 g. D’où la nécessité d’alignement et de planéité des chemins de glissement pour créer cette accélération linéaire. L’avantage majeur d’essai sur rail est la reproductibilité, le coût de mise en oeuvre, et la sécurité.
A la fin de 1960, la France possédait 4 rails d’essais linéaires construits par la branche armement de la Société française Thomson-Hotchkiss Brandt (CFTH-HB).

Le profil du rail suit le rayon de courbure de la terre. On remplace le chariot freineur par un dispositif de freinage hydrodynamique, moins pénalisant pour le bilan propulsion et cela en montant des écopes sur le chariot porteur pour prélever une pellicule d’eau contenue dans des rigoles jouxtant le rail dans la zone de freinage.

… A la fois l’implantation au CEL dans un sol sableux et les fortes capacités demandées ont conduit à réaliser une poutre support en béton imposante, fortement ferraillée et à prévoir des scellements des berceaux avec des bétons sans retrait pour atteindre la précision d’alignement prescrite obtenue avec des systèmes mécaniques de réglage sophistiqués, contrôlée avec les moyens géodésiques les plus performants.

…Le SECT, de par sa vocation d’ingénierie a parallèlement recherché des conceptions de rails plus économiques tant à la construction qu’à l’exploitation. C‘était envisageable avec les études de la Société Bertin et Cie sur la sustentation sur coussins d’air (paliers fluides) qui permettaient de concevoir des coussins gazeux hautes performances. Un véhicule probatoire a été essayé en octobre 1968 sur le rail HB1 de Cazaux, et a atteint la vitesse record de 1410 km/h avec une ambiance vibratoire améliorée grâce au filtrage apporté par les paliers fluides qui ont parfaitement fonctionné. C’était un record du monde de vitesse pour un véhicule terrestre guidé et pour les paliers fluides. Dans la continuité, un montage adapté a été qualifié à la vitesse de 2 200 km/h.

Participation de l’auteur : prospective, études, conception ou essais – département Mr H. Schmitt –

CONCEPT « PG 400 » – Les bombardiers biplaces Vautour sont déployés dans un premier temps avant le tir pour vérifier les retombées théoriques suite à l’essai. Mais leur mission principale est de tirer des missiles dans le champignon nucléaire quelques minutes après l’explosion, lancés à quelques kilomètres de distance. Les missiles, de marque Matra ou Bertin « PG 400 », y récupèrent des particules et des gaz radioactifs et tombent en mer ralentis dans leur chute par un parachute déclenché automatiquement. Munis de flotteurs, ils sont repérés par des avions Breguet Alizé de la force Alfa ou par des Neptune de l’aéronavale et sont envoyés au Service mixte de sécurité radiologique (SMSR) par des hélicoptères. Les têtes de prélèvement des missiles sont envoyées à Hao, où les échantillons de particules sont analysés par les laboratoires « radiochimie et dépôt d’énergie » du CEA.
Une fois l’essai nucléaire terminé, les organismes du CEP doivent pouvoir tirer des conclusions scientifiques de ces expériences. Dans l’heure qui suit le tir, une escadrille d’avions Vautour et Neptune quitte la base d’Hao pour se rendre au plus près du nuage afin d’y lancer des fusées de prélèvement. Ces fusées sont ensuite récupérées en mer par les hélicoptères Alouette II et III et ramenées à bord des bâtiments Ouragan et Rance.

CONCEPTS « Tir nucléaire: ballon » –  1-Tirs sous ballon : Le procédé le plus utilisé par le CEP lors de ses campagnes d’essais est le tir sous ballon. De 1966 à 1974, trente-quatre essais atmosphériques ont été réalisés avec cette méthode, depuis les PEA « Dindon » et « Denise » à Mururoa, et le PEA « Frégate » à Fangataufa. Dans cette configuration, la bombe est accrochée à un ballon gonflé à l’hélium, disposé à des centaines de mètres du PEA. Les expérimentations en altitude, contrairement aux tirs sur barge, permettent à la faune et à la flore aquatiques de ne pas être touchées directement par l’explosion, mais « uniquement » par les pluies de particules après celle-ci. 2 – La Société BERTIN étudie le système de régulation de la pression du ballon afin de maintenir une altitude constante pendant la période de temps neutralsée pour la sécurité.

CONCEPTS « ESSAIS HYDRAULIQUES » – 1 – Il existait à Toulouse un bassin d’essais des carènes susceptible de servir pour des essais en hydrodynamique navale (bassin de l’Hers). Long de 1200 mètres, relativement large (5 mètres) . De section de forme semi-circulaire, qui excluait la possibilité d’y créer une houle, c’était une plate-forme roulant sur rails et propulsée par un moteur d’avion. Cette installation sous employée servait pour des essais d’aéronautique. Le projet consistait à reconsidérer la plate-forme d’expérience, sa propulsion et son appui sur les rails. La plate-forme de mesure fut optimisée après passage en soufflerie. Sa sustentation fut réalisée avec des paliers fluides, conçus et fabriqués par la société Bertin, ce qui, outre les avantages sur la résistance à l’avancement, réduisait drastiquement les vibrations.

Un moteur électrique linéaire de la Compagnie électromécanique (CEM) assure la propulsion. Les patins hydrauliques sont visibles, mais non le moteur linéaire situé en partie haute, le stator linéaire est fixé au plafond du tunnel sur toute sa longueur utile et la partie constituant le « rotor » intégrée en partie haute de la plate-forme. 2 – Essais hydrodynamiques de parois souples activées pour réduire le trainée de frottement d’un mobile aquatique.

Participation de l’auteur : prospective, études, conception ou essais – département Mr Cayla –

CONCEPTS « Domaine nucléaire » – 2 contrats principaux faciliteront le démarrage de la société BERTIN, l’un avec EDF au moment où se décide l’étude des premières centrales nucléaires de la « filière française » graphite-gaz (les travaux portent essentiellement sur les problèmes d’isolation thermique et de convection forcée en milieu gazeux sous haute pression) , l’autre avec la société USSI (Usine Supérieure de Séparation Isotopique), au moment où la France décide d’assurer elle même « l’enrichissement par diffusion gazeuse » (les travaux consistent alors essentiellement aux calculs des « pertes de charge » des circuits diffuseurs de l’usine «militaire». On voit apparaître dans de nombreux documents les noms de Jean BERTIN, Benjamin SALMON…Principalement entre 1955 et 1960.